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Léonard Audet, c.s.v.
14 octobre 2004
Aperçu
Optimiste? Réaliste? Pessimiste? Le regard de l’Évangile est plutôt traversé par un fort courant d’espérance dans le Royaume de Dieu en germe dans notre monde.
« La foi que j'aime, dit Dieu, c'est l'espérance » Charles Péguy
Réalisme, pessimisme, optimisme... voilà autant de « regards » face à la vie et à l'avenir.
Certains motivateurs ou mouvements de pensée nous encouragent à un optimisme sans borne, et ce, en dépit de la présence évidente du mal dans le monde.
Pour d'autres, tout est sombre, aucune lueur d'espoir, « c'est toujours du pareil au même ».
Qu'en est-il du chrétien? Qu'en est-il de l'Évangile comme source de notre foi? Est-il optimiste? pessimiste? ...
L'Évangile se situe difficilement dans des catégories comme celles de l'optimisme ou du pessimisme. Disons plutôt que l'Évangile est traversé par un fort courant d'espérance dans le Royaume de Dieu en germe dans notre monde.
L'attente active et l'annonce du Royaume de Dieu ont été au coeur même de la vie de Jésus.
Pour les disciples qui se sont mis à sa suite, c'est la Résurrection de Jésus qui est devenu le centre d'un Évangile conçu comme première réalisation du Royaume et comme promesse d'un avenir.
Dans cette perspective, l'espérance chrétienne repose sur trois assises indissociables :
Plus précisément, en quoi l'espérance évangélique change-t-elle le regard, voire l'attitude de fond du chrétien face à la vie et à l'avenir?
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