| Page 1 de 3 |
Versions : standard | imprimable
Rodolfo Felices Luna
17 janvier 2007
Aperçu
4e d'une série de 10 chroniques sur les défis des premières communautés chrétiennes à la lumière du Nouveau Testament.
Rodolfo Felices Luna est docteur en théologie (spécialisé en études bibliques).
Il assure une formation aux catéchètes de diocèse de Gaspé. Il est également professeur associé à la faculté de théologie, d'éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke.
Un premier obstacle, formidable, s'est dressé dans le chemin des apôtres et des tout premiers disciples : comment expliquer au monde la croix de Jésus?
N'oublions pas qu'avant de devenir le symbole du salut des chrétiens, la croix était un instrument de torture et de mort, un signe du pouvoir impérial sur les peuples soumis.
Jésus est mort exécuté, condamné par les autorités civiles et religieuses comme un criminel dangereux et comme un blasphémateur. Imaginons pour un instant avoir à convaincre de respectables citoyens que les autorités civiles et religieuses se sont trompées toutes les deux et que le criminel en question, maintenant trépassé, est le « Sauveur du monde ». Quelle crédibilité aurions-nous?
Pire, comment s'expliquer le fait que Dieu ait laissé mourir son Fils sur la croix, sans intervenir avec puissance comme Il l'avait fait jadis pour sauver son peuple Israël? La croix demeure l'énigme cruciale à laquelle tout chrétien mature doit faire face.
| Page 1 de 3 |