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Rodolfo Felices Luna
4 mars 2007
Aperçu
7e d'une série de 10 chroniques sur les défis des premières communautés chrétiennes à la lumière du Nouveau Testament.
Rodolfo Felices Luna est docteur en théologie (spécialisé en études bibliques).
Il assure une formation aux catéchètes de diocèse de Gaspé. Il est également professeur associé à la faculté de théologie, d'éthique et de philosophie de l'Université de Sherbrooke.
La fuite des disciples de langue grecque vers le nord, suite au harcèlement de la part des autorités juives de Jérusalem, a profondément marqué le sort du christianisme.
Palestine au temps de Jésus
Le groupe de disciples le plus progressiste, le plus ouvert au monde de son temps, le plus audacieux face aux païens, se redéploie dans la grande ville cosmopolite d'Antioche, en Syrie. Aussitôt, leur prédication s'adresse non seulement aux juifs qui fréquentent les synagogues, mais elle s'étend aux païens sur la place publique.
Jésus, le Messie juif, est prêché en grec Christ et Seigneur de toutes les nations, auprès d'une population des plus diversifiées. L'affaire Jésus dépasse désormais les frontières géographiques, ethniques et culturelles de la Palestine. L'Église devient une organisation internationale, avec un autre centre d'opérations que la ville sainte de Jérusalem. Quel changement!
« C'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de chrétiens » (Ac 11,26c). D'Antioche partent les premiers prédicateurs chrétiens dans le monde greco-romain, envoyés en mission par l'Église dans les villes des environs. Parmi ces premiers missionnaires auprès des païens, l'Église d'Antioche nomme un certain Barnabé et un certain Saul de Tarse (Ac 13,1-3).
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