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La femme adultère
La déroute des pharisiens

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Christiane Cloutier
29 novembre 2005

Aperçu
Dans le récit de la femme adultère, une question est posée comme en toile de fond : qu’est-ce qui a le plus de valeur, la loi ou la personne?

Source : Le 4ème Évangile, chapitre 8, v. 1-11.
Rédacteur : Jean.
Personnages : Jésus, la foule, un groupe de scribes et de pharisiens et puis « la femme ».
Action : Mise en jugement d'une femme accusée d'adultère.
Décor : C'est l'aube à Jérusalem, une belle journée ensoleillée qui s'annonce et la ville bourdonne d'activités.

Mise en situation

Le Christ et la femme adultère

Lucas Cranach
Le Christ et la femme adultère
Musée des Beaux-Arts, Budapest

Au temple, à l'aube, dans le parvis des Gentils, un homme assis par terre enseigne à « tout le peuple qui venait à lui » (Jn 8,2). C'est alors que s'amènent des scribes et pharisiens traînant avec eux « une femme qu'on avait surprise en adultère et ils la placent au milieu du groupe » (Jn 8,3). Avec fourberie, ils disent : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là.  Et toi, qu'en dis-tu? » (Jn 8,5).

Le galiléen en a vu d'autres... Aussi « se mit-il à tracer du doigt des traits dans le sol » (Jn 8,6). Le silence plane. Tout le monde est suspendu à ses lèvres. Que va-t-il répondre à une telle question? Le silence s'éternise. Alors « ils continuent à lui poser des questions » (Jn 8,7). Et soudain voilà que « Jésus se redresse et leur dit : 'Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui lance la première pierre'. Et il se remet à tracer des traits sur le sol » (Jn 8,7-8).

Coup de tonnerre dans le ciel bleu azur de ces purs : « Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l'un après l'autre, à commencer par les plus âgés » (Jn 8,9). La femme, elle, n'avait pas bougé : « elle était toujours là au milieu du cercle » (Jn 8,9). C'est alors que Jésus s'adresse à elle : « Femme, où sont-ils donc? Moi, non plus, dit-il je ne te condamne pas : va et désormais ne fais plus fausse route (ou ne te trompe plus ou ne t'égare plus) » (Jn 8,11). (verbe hamartanô, dévier, s'égarer, faire fausse route, se tromper; avec le christianisme a pris le sens de pécher...)

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