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Paul Tremblay
23 mars 2008
Aperçu
Une réflexion sur notre vocation de chrétien à transmettre la foi, mais pas de n'importe quelle manière...
Nota Bene :
Ce texte est tirée de la revue Khaoua, Vol. XXXIII, no 2 - Février 2000 avec l’approbation de l’auteur.
La foi se transmet comme des rides sur le lac. On se demande beaucoup aujourd’hui si la foi peut se transmettre. Des jeunes ne croient pas et pourtant leurs parents sont croyants. On voit aussi la situation inverse : des jeunes se disent croyants alors que les parents ne veulent plus rien savoir de la religion. La foi se transmet-elle? Oui, elle se transmet. Mais attention… pas de n’importe quelle manière.
Elle se transmet comme une invitation. Jamais comme un ordre. Elle se transmet avant tout comme un appel, une invitation. Chacun-e peut répondre oui ou non, ou éviter de répondre, ou reporter à plus tard. « Venez voir », disait Jésus à ses premiers disciples qui lui posaient la question : « Où demeures-tu? » (Jn 1,39). La foi, c’est une invitation pour ceux et celles qui voudraient « voir », qui cherchent à voir.
C’est une invitation adressée à chacun et chacune, personnellement. Quand les enfants sont en bas âge, les parents répondent et choisissent pour eux : faire du patin, acheter une bicyclette ou un « rouli-roulant », aller à l’école. C’est eux aussi qui choisissent pour leurs enfants de demander le baptême, de prendre des cours d’enseignement religieux, d’aller ou non à la messe. À mesure que les enfants grandissent, c’est à eux qu’il revient de répondre personnellement. La foi, c’est une réponse personnelle à une invitation personnelle. Viens voir!
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