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Danielle Beaulieu, c.s.c.
11 juillet 2004
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Il importe que le catéchète s'ouvre au don de l’enfant. Être de vie et de foi, l’enfant est un évangélisateur spontané.
L'enfant n'est-il pas un sujet soumis sans droit de parole? On considère son opinion comme négligeable et pourtant...!
Un enfant est une personne à part entière. Il n'y a pas si longtemps, il a dû se détacher de sa mère pour s'initier à la vie extra-utérine et depuis, il fait figure de sujet, sujet en gestation il va sans dire, car il a en lui tout ce qu'il faut pour devenir un « je » distinct de ceux qui l'entourent. Il est certainement une manifestation unique du don de la vie, un vase précieux qui cherche à s'emplir, un être exposé à toutes sortes de remplissages... lancé dans ses premiers combats à la conquête du bonheur et de la liberté. Fragile, simple, direct, intuitif, l'enfant traverse la période la plus métamorphosante de la vie. Sur les chemins parfois dangereux de la vie, l'adulte se doit de le protéger.
Mais il arrive que l'adulte devienne son principal obstacle... surtout s'il a perdu l'esprit d'enfance, l'esprit d'émerveillement. Un adulte qui croit sérieusement tout savoir et être le seul à pouvoir apporter quelque chose à l'enfant passe à côté d'un trésor : le regard neuf de l'enfant sur le monde! L'enfant est investi de la jeunesse même de Dieu...
Il pose des questions inédites, car il vient d'arriver et doit construire sa compréhension du monde dont il doit apprivoiser le fonctionnement. Si l'adulte prend la peine d'entendre ses questions, il sera probablement lui-même déstabilisé dans l'organisation logique qu'il se faisait du monde et de ses réalités. S'il se laisse intriguer, interpeller, il pourra élargir sa réflexion sur la vie et la foi, relativiser l'absolu de ses connaissances et marcher humblement avec le « petit de Dieu » qui bouscule ses certitudes.
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