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Service catéchétique viatorien
11 juillet 2008
Aperçu
L’eucharistie consiste à nous faire entrer dans la dynamique de la générosité où celui qui est le plus grand est celui qui donne le plus.
« Veux-tu honorer le Corps du Christ? Ne commence pas par le mépriser quand il est nu. Ne l’honore pas ici avec des étoffes de soie, pour le négliger dehors où il souffre de froid et de la nudité. Car celui qui a dit : 'Ceci est mon corps', est le même qui a dit : 'Vous m’avez vu affamé et vous ne m’avez pas nourri'. Quelle utilité à ce que la table du Christ soit chargée de coupes d’or, quand il meurt de faim? Rassasie d’abord l’affamé et orne ensuite sa table.
Tu fabriques une coupe d’or et tu ne donnes pas une coupe d’eau. En ornant sa maison, veille à ne pas mépriser ton frère affligé : car ce temple-ci est plus précieux que celui-là…
Qui pratique l’aumône exerce une fonction sacerdotale. Tu veux voir ton autel? Cet autel est constitué par les propres membres du Christ. Et le Corps du Seigneur devient pour un autel. Vénère-le. Il est plus auguste que l’autel de pierre où tu célèbres le saint Sacrifice… Et toi, tu honores l’autel qui reçoit le Corps du Christ et tu méprises celui qui est le Corps du Christ. Cet autel-là, partout il t’est possible de le contempler, dans les rues et sur les places; à toute heure tu peux y célébrer ta liturgie. » (Saint Jean Chrysostome)
« L’Évangile nous situe au centre même du débat en nous révélant que notre premier prochain, notre unique prochain, c’est Dieu, Dieu dans l’homme, Dieu dans l’univers, Dieu qui nous est confié en nous-mêmes et en chacun, Dieu nous avons à devenir la Providence dans la vie des autres comme dans la nôtre. » (Maurice Zundel, Ta parole comme une source, p. 212)
« Si ton frère devient pauvre chez toi et que les ressources lui manquent, tu le soutiendras, même si c’est un immigré ou un résident temporaire, afin qu’il puisse vivre chez toi. » (Lv 25,35)
Comme le disait Jean XXIII dans Mater et Magistra (1963), il convient de passer de l’instruction à l’action.
L’Église se doit de rappeler sans cesse aux chrétiens qu’aussi belles soient nos églises, c’est l’être humain et lui seul qui est le Temple de Dieu (« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous? » - 1 Co 3,16) et qu’à ce titre, tout ce qui blesse l’être humain blesse Dieu et ne doit donc pas nous laisser indifférents ni insouciants. Une vérité capitale et trop souvent oubliée. (Patrice Gourrier, prêtre)
Plutôt que d’être une morale imposée de l’extérieur où il suffirait de se conformer à une loi ou à un code de conduite, l’Évangile est une mystique, c’est-à-dire une prise de position par rapport à quelqu’un. Le bien c’est Quelqu’un à aimer (Maurice Zundel).
Plus précisément, le christianisme est l’invitation à la rencontre d’un amour, dans le Christ Jésus, qui nous bouleverse et nous transforme de l’intérieur, par le dedans.
Peu à peu, nous faisons le passage de la tyrannie de notre moi qui rapporte tout à soi, qui nous étouffe et étouffe l’autre, à la joie du don, et ce, à l’image du Dieu trinitaire, le Dieu de la relation et du don.
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