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Robert Madore
22 décembre 2008
Aperçu
La condition originelle de l’humain? Il aspire à l’infini mais en même temps il est un être manquant, c’est-à-dire un être qui ne peut répondre à son désir d’infini par lui-même.
Nota Bene :
Cet article s’inspire de la pensée du théologien François Varone dans son livre « Ce Dieu censé aimer la souffrance, Cerf, Paris, 1990 » et tout particulièrement de sa réflexion à propos ce que l’on appelle, traditionnellement, le « péché originel ».
Dans la « théologie classique », telle qu’exprimée notamment dans le « Catéchisme de l’Église catholique » (de 1992!), on croit volontiers aux thèses suivantes à propos du début de l’histoire de « l’homme » :
Monogénisme : un seul et unique couple à l’origine de l’espère humaine.Comme le dit François Varone,
Il est intéressant de relever également que toute imagerie originelle, cette double perfection du monde et de l’homme en leurs lointains débuts, relève d’un archétype classique, autant dans les cultures humaines que dans les individus. C’est l’archétype de l’âge d’or.
La pensée évolutive moderne, exclut cette représentation archétypale : dans les temps passés, il n’y a pas un âge d’or de la vie, mais un combat constamment renouvelé et développant par paliers successifs des formes de vie toujours plus compliquées.
(François Varone, Ce Dieu censé aimer la souffrance, Cerf, Paris, 1990, p. 175-176)
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