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Se barbouiller de cendres
Pour se préparer à entrer en Carême et
à vivre le Mercredi des Cendres...

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Activité - L'expérience de la cendre

Projet d'activité avec les petits et pourquoi pas les grands...

Bible, fleurs et cendresDans les jours qui précèdent ou qui suivent le Mercredi des Cendres, histoire de prolonger ou de préparer sa réflexion, ou le jour même, surtout si l’on n'a pu se joindre à une célébration, je suggère une activité toute simple. Un véritable apprentissage emprunte toujours le chemin d’expériences auxquelles l’on se rend présent.

Inviter les participants à prendre place autour d’une table basse sur laquelle sera disposée une vasque préférablement transparente et remplie d’une généreuse quantité de cendres. De la vraie, va sans dire, pas de cette suie résultant de la combustion de vieux rameaux de palme, sinon nous voilà devant une surcharge symbolique qui risque toujours d’occulter l’essentiel.

Quelques branches mortes ou de bois sec seront disposées tout autour et peut-être une ou deux fleurs rouges évoquant la braise. Puis, faisant corps avec l’ensemble, un bel exemplaire des écritures.

Dans un premier temps, en silence, inviter les participants à bien s’imprégner de ce qu’ils ont devant les yeux. Puis échanger avec eux sur ce qu’ils voient, sur ce que ces objets évoquent, sur leur signification.

Dans un deuxième temps, lire de brefs passages de la Bible en les contextualisant.

Du livre de la Genèse

La création de l’homme : Adam « le terreux » « le poussiéreux » (de « adamah » en hébreux, la terre, la poussière) un nom qui dit bien l’origine de l’homme.

« Il n'y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n'avait encore poussé, car Yahvé Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n'y avait pas d'homme pour cultiver le sol. Toutefois, un flot montait de terre et arrosait toute la surface du sol. Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la poussière du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant. Yahvé Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait modelé. » (Gn 2,5-8)

« A la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol, puisque tu en fus tiré. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » (Gn 3,19)

« Yahvé répondit à Abraham : Si je trouve à Sodome cinquante justes dans la ville, je pardonnerai à toute la cité à cause d'eux. Abraham reprit : Je suis bien hardi de parler à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre. Mais peut-être, des cinquante justes en manquera-t-il cinq : feras-tu, pour cinq, périr toute la ville? Il répondit : Non, si j'y trouve quarante-cinq justes. (Gn 18,26-28)

Du Livre d’Esther

Au temps du Roi Assuérus, Mardoché l’oncle d’Esther vient d’apprendre qu’Haman est à tramer un complot pour exterminer son peuple. C’est alors qu’il clame son deuil et sa douleur de façon bien particulière :

« Mardochée, ayant appris tout ce qui se passait, déchira ses vêtements, s'enveloppa d'un sac et se couvrit de cendre. Puis il alla au milieu de la ville en poussant avec force des cris amers. » (Es 4,1)

De l’évangile de Matthieu

« Si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre ». (Mt 11,21)

Cendres dans la mainDans un troisième temps, déposer dans la main des participants un peu de cendre afin qu’ils puissent y toucher, l’étendre avec leurs doigts, la manipuler...

Puis leur suggérer les pistes de réflexions proposées dans le texte qui accompagne l’exercice : Se barbouiller de cendres.

... la référence aux Écritures... le gris de nos vie, son goût de cendre... la poussière sur la route... la braise qui rougeoie sous la cendre... l’artiste qui en tire un trésor...

Dans un quatrième temps, les inviter à se débarrasser de leurs cendres soit en secouant leurs mains, en soufflant légèrement... et leur poser la question :

Et maintenant... que reste-t-il...? Rien?
Et s’il restait une invitation... celle de s’approprier ce temps de grâce qu’est le Carême.

Pour conclure

Seigneur,

Posée sur le front, sur la tête ou dans les mains,
la cendre évoque la poussière et la terre,
celle d’où je viens,
celle où je retournerai.

Elle me raconte surtout la grisaille
qui encombre mon coeur
et me rappelle que j’ai besoin de ton pardon.

Elle me rappelle aussi que ton amour est là,
caché sous la cendre
prêt à ranimer la braise.

Alors, guide mes pas sur la route du Carême;
qu’elle devienne pour moi un chemin de conversion
où la lumière de Pâque ne sera que plus belle.

Amen.

Un chant : Changez vos coeurs - G162

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