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Robert Madore (présenté par)
4 novembre 2009
Aperçu
Troisième article d’une série de trois - « Le Christ philosophe » est un excellent ouvrage qui nous aide à comprendre l’héritage du christianisme, son éthique à portée universelle ainsi que son rôle dans l’avènement de l’humanisme moderne.
LENOIR, Frédéric, Le Christ philosophe, Plon, 2007, 306 p.
Frédéric Lenoir est philosophe, historien des religions et chercheur associé à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris. Directeur du magazine « Le Monde des religions ».
Troisième article d’une série de trois qui se propose de présenter quelques morceaux choisis de l’excellent livre de Frédéric Lenoir que nous vous conseillons grandement.
Vaste mouvement européen, l’humanisme est né d’un rêve grandiose où l’on pensait que le retour de la culture gréco-romaine donnerait naissance à une civilisation entièrement nouvelle. Dans ce projet, l’homme est mis au centre. On y affirme sa dignité, sa liberté et sa capacité de connaître.
Considéré comme le père de l’humanisme de la renaissance, le poète italien Pétrarque (1304-1374), passa sa vie à colliger les manuscrits des Anciens, grecs et latins. Chose étonnante, c’est pourtant un texte on ne peut plus chrétien qui va le convaincre de la nécessité d’un recentrement sur l’homme par un effort d’introspection : les Confessions de saint Augustin. (p. 171)
Pétrarque montre que le christianisme vaut surtout parce qu’il parle de la profondeur de l’être humain, de son intériorité. En cela, il rejoint la sagesse des auteurs anciens qui cherchent à comprendre l’homme. Christianisme et sagesse antique ne s’opposent donc pas, mais tiennent le même discours à partir d’un point de vue différent. (p. 171)
Pour les philosophies des Lumières, la raison est véritablement ce bien commun de l’humanité, elle est universelle, elle s’exprime à travers la connaissance scientifique, elle postule l’égalité de tous les hommes et exige la démocratie, elle justifie le libre arbitre et l’autonomie de chaque homme considéré comme sujet dans un État de droit. (p. 181)
Le Christ a enseigné la liberté, l’égalité, la fraternité, la séparation des pouvoirs? Fort bien, disent les modernes. Reprenons tous ces excellents principes dans une perspective humaniste. (p. 184-185)
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