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Jacques Houle, c.s.v.
15 août 2003
Aperçu
Au défi d'apprendre aux jeunes à bien comprendre l'Eucharistie, s'ajoute celui d'apprendre à nommer correctement et à connaître les objets qui disent et permettent d'accéder au mystère.
L'initiation des petits à la pratique de l'Eucharistie provoque nécessairement leur entrée dans l'univers de la symbolique.
Ici le terrain est glissant. Quand on dit d'une chose qu'elle est « symbolique », on affirme qu'elle n'a peut-être pas grand valeur : « Mais de toute façon, c'est symbolique, pourquoi s'en faire! », peut-on entendre.
Comment parler de sacrements, de gestes sacramentels, d'objets cultuels, de pratique, sans se référer à la symbolique? Quand on a compris la portée symbolique d'un geste ou d'un objet, notre rapport à ceux-ci n'est plus le même. Par contre, la négliger, c'est risquer de tout banaliser et c'est peut-être ce qui guette l'initiation à la pratique de certains sacrements comme l'Eucharistie. Que de fois, à titre d'exemple, n'ai-je pas entendu des catéchètes pourtant bien intentionnés parler de la vaisselle du prêtre , comme s'il s'agissait de vaisselle!
Dans l'expérience dont l'Eucharistie est porteuse, il y a la dimension de la communion au sacré au travers de gestes, de signes, d'objets qui donnent d'y accéder.
Mais il peut arriver que le contexte culturel dans lequel nous vivons ne le permette pas facilement. Pensez à la charge négative dont sont trop souvent porteurs des mots comme calice, hostie, tabernacle (du moins dans la culture québécoise) à moins qu'on ne se retrouve tout simplement devant un vocabulaire qui n'a plus rien à voir avec la culture ambiante.
Au défi d'apprendre aux jeunes à bien comprendre l'Eucharistie, s'ajoute celui d'apprendre à nommer correctement et à connaître les objets qui disent et permettent d'accéder au mystère, également de s'initier à leur dimension sacrée.
C'est ce que cette série voudrait offrir.
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