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On trouve sur l'autel un autre livre qui impressionne aussi par sa beauté et son ampleur. Il est différent du lectionnaire et de l'évangéliaire, c'est le missel. Son nom vient du latin missa qui veut dire messe. Ce mot lui-même a été souvent utilisé pour parler de l'eucharistie, il s'inspire des derniers mots de la célébration qui parle de mission nous invitant à aller dans la paix témoigner du Christ ressuscité. Le missel serait comme un mode d'emploi. On y trouve soigneusement consignées les prières et la description de tous les gestes de la messe.
Le missel n'est pas simplement utile, il est nécessaire. Sa présence nous permet de réaliser que l'eucharistie est essentiellement quelque chose que l'on a reçu, d'abord du Christ et ensuite de la grande tradition de l'Église. Son utilisation nous met en communion avec les frères et sœurs qui partagent la même foi que nous. Un peu partout de par le monde, au moyen des langues les plus diverses, monte vers le Père une même prière.
Pour tous les jours de l'année on y trouve les prières d'ouverture, celles qui sont faites sur les offrandes et après la communion. Le missel contient surtout les grandes prières eucharistiques au cours de laquelle le prêtre refait les gestes du dernier repas de Jésus.
La personne qui porte le missel le présente dans un geste d'offrande.
Béni sois-tu Seigneur pour le beau souvenir que tu nous as laissé.
Béni sois-tu pour les gestes que tu as posés à l'occasion de ton dernier repas.
En nous demandant de les refaire en ton nom, à nouveau tu te donnes en partage.
Béni sois-tu Seigneur.
Seigneur notre Dieu, tu nous donnes la joie de te prier tous ensemble, de te parler comme on se parle entre amis.
Merci pour la joie de cette rencontre;
Merci pour ton dernier repas;
Merci
pour tous ces gestes et ces beaux objets qui le prolongent jusqu'à nous;
Merci de nous donner ainsi d'y communier.
Amen.
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