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Jean-Pierre Audet a écrit le 3/12/2004 :
Bonjour Serge,
Si tu es intéressé à expérimenter la première étape de "Aimer, chemin d'humanité",
il me fait plaisir de t'envoyer par courriel la petite animation que j'ai construite.
Regarde-la, dis-moi les changements que tu aimerais y apporter pour l'expérimenter
avec les enfants de ta paroisse. Nous pourrons ensuite fixer un rendez-vous afin
de l'expérimenter ensemble, ce que j'apprécierais beaucoup. Merci de ton implication.
Serge Coriandoli a écrit le 30/11/2004 :
Jean-Pierre, merci beaucoup pour ton texte AIMER, CHEMIN D'HUMANITÉ. Je viens
de l'imprimer, mais je n'ai pas eu la chance de le lire au complet. Mais,
ce que j'ai lu était sublime... Bravo.
J'anime moi-même de petites catéchèses à des enfants au
début de la messe paroissiale à Ville Lasalle. J'ai hâte de voir les outils que
tu vas nous offrir pour faire vivre aux enfants un si beau texte.
Jean-Pierre Audet a écrit le 27/11/2004 :
Chre Martine,
D'ici quelques jours, vous pourrez trouver dans la rubrique "Boîte à outils" une
petite animation pédagogique sur la première étape de mon texte : "Aimer,
chemin d'humanité".
Mais auparavant je vous suggère fortement de lire un texte intitulé "C'est
quoi être catéchète?" qui vient de paraître sur le même
site. Vous y trouverez plein d'éléments propres à dynamiser votre foi et la rendre
rayonnante. Dieu vous bénisse.
Une maman (disons Martine) en pastorale a écrit le 27/11/2004 :
Je vous remercie beaucoup. Je vous tiendrai au courant. À date, nous occupons
les enfants avec des dessins sur des thèmes religieux ou sur leur famille ou
amis. Avant le Notre Père, ils reviennent dans le choeur avec leurs dessins.
J'aimerais passer progressivement des contenus plus spirituels. Votre texte
m'a donné des idées. Mais je suis un peu timide. J'aimerais rester anonyme
pour garder ma spontanité avec les enfants et avec l'équipe. Je vous remercie
de le comprendre.
Jean-Pierre Audet (en réponse une maman en pastorale) a écrit
le 26/11/2004 :
À votre demande, voici ce que nous suggérons : je compose une animation pour
la première étape, sur l'accueil spontané de l'amour inconditionnel de Dieu
pour nous. Nous la faisons paraître dans la rubrique "Boite à outils".
Quand vous l'aurez expérimentée, vous voudrez bien nous faire parvenir votre
réaction. À partir de vos commentaires, je pourrai adapter les autres étapes
que je déposerai aussi dans la Boite à outils. La première étape pourrait être
prête bientôt. Est-ce que cela vous agrée?
Jean-Pierre Audet a écrit le 25/11/2004 :
Oui, Paulette, Jsus est même allé jusqu'à dire : "Aimez
vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent."
Mais c'est d'abord dans notre cœur que Jésus attend cela de nous. Comme
quand il parlait de l'adultère qu'un homme avait déjà commis dans son cœur
en désirant la femme du voisin, c'est aussi d'abord dans notre cœur
qu'il nous demande d'aimer les difficilement aimables. Parfois il n'est pas nécessaire
- et il peut être préférable de ne pas le dire - que l'autre sache que vous lui
voulez du bien. Il est important, même pour notre santé mentale, que notre cœur
ne conserve que les pensées positives. C'est en cela aussi que nous disons que
Jésus est pour nous chemin d'humanité.
Paulette B. a écrit le 25/11/2004 :
Cher monsieur Audet, j'ai eu l'occasion à quelques reprises de lire votre texte
et j'ai retenu : aimer les difficilement aimables. Jésus nous demande l'impossible
et n'a t-on pas dit : à l'impossible nul n'est tenu? J'attends votre commentaire.
Une maman en pastorale a écrit le 24/11/2004 :
Bonjour M. Audet. L'autre jour, j'entendais le père Pop parler de l'amour de
Dieu et du prochain. J'ai pensé à votre texte sur les 4 degrés dans l'amour.
J'aurais une demande à vous formuler.
Voici : le dimanche, durant la messe, nous prenons les enfants à part pour
les entretenir de Dieu et de leur vie. Comme je suis débutante, je ne sais
pas bien comment m'y prendre pour les faire avancer dans la foi. Pourriez-vous
nous fournir des outils pédagogiques pour faire passer le message des 4 degrés
d'amour auprès des enfants? Il me vient quelques idées en lisant votre texte,
mais je ne sais pas trop comment les mettre en ordre pour animer une rencontre
d'environ une demi heure. Merci de me répondre.
Jean-Pierre Audet a écrit le 22/11/2004 :
Merci, ma soeur, pour un tel partage qui ravit sûrement le cœur de
Dieu. Le père Yves Girard, dans son livre "Le vide habité" (p.
115) écrivait ceci :
"Quand tu t'éveilles
à l'éminente dignité du pauvre,
le désir de lui ressembler s'impose toi
bien avant celui de le combler!"
Et encore ceci :
"Tu es passible de trahison
quand ton efficacité de surface en impose
la genèse silencieuse de ton mystère."
Une religieuse engagée a écrit le 22/11/2004 :
Mon cher André, les différentes réflexions que j'ai lues sur ce beau site des
CSV se rejoignent sur un point important : c'est l'amour inconditionnel de
Dieu pour nous. Que nous soyons pauvres, délaissés, révoltés, dominateurs ou
même fieffés orgueilleux, Dieu nous porte dans son Amour. Et c'est l'accueil
de l'amour divin qui nous rend plus humains. À nous alors de prendre conscience
de cet Amour infini et d'essayer de le répandre selon nos moyens et notre position
dans la socité. Mais ne tirez pas sur la plante; elle ne poussera pas plus
vite. C'est Dieu qui y voit!
Andr (de nouveau) a écrit le 19/11/2004 :
M. Audet, j'ai réfléchi à ce que vous m'avez écrit hier. Faut-il toujours tendre
l'autre joue? Des amis m'avaient dit de me protéger. Mais personne ne m'avait
dit que Jésus lui-même serait d'accord à ce que je me donne une certaine distance.
Parce que justement cela pourrait aider l'autre à se prendre en main. Merci.
Jean-Pierre Audet a écrit le 18/11/2004 :
Merci Claude, que dire de plus, sinon que "Dieu est Amour" (1 Jn
4,8.16).
Claude Bressani a écrit le 18/11/2004 :
Cher Jean-Pierre,
Merci pour ton très beau texte que j'ai lu avec grand plaisir.
Il m'a fait du bien.
Comme il est facile de perdre de vue l'Amour que Dieu nous porte pour nous concentrer sur notre Moi.
Dieu vit en moi. Le reconnaître m'allège et relativise ce que je vis.
Jean-Pierre Audet a écrit le 18/11/2004 :
Question de fond, André : Faut-il vraiment tendre l'autre joue?
Vous savez probablement que Jésus est friand d'images et de paraboles. Or ici
l'image est à prendre au sens spirituel, sinon les meilleurs seraient constamment
décimés au profit des plus tordus. Jésus veut nous dire que c'est dans le cœur
que se joue l'amour pour ceux qui nous font du tort. Aimer encore plus ceux que
la souffrance pousse à nous manquer de respect, cela peut vouloir dire moins
les dorloter afin qu'ils se prennent davantage en main. Qu'en pensez-vous?
André a écrit le 18/11/2004 :
M. Audet, j'essaie d'aider bénévolement certains itinérants et parfois des drogués
graves. Mais je me rends compte qu'ils essaient souvent de mordre la main qui
a tenté de les aider. Je comprends qu'ils souffrent et que leur équilibre mental
est souvent déficient. Mais quand même, ne trouvez-vous pas que Jésus exagère
quand il dit de tendre l'autre joue? À vous!
Jean-Pierre Audet (fin de la réponse à Claire) a écrit
le 18/11/2004 :
Comment Jésus réagirait-il votre place?
Voilà une question dont la réponse ne peut appartenir qu'à vous en fait. J'essaierai
cependant de l'éclairer un peu.
Dans l'Évangile de Luc (6,27-38), Jésus est clair : "qui
t'enlève ton manteau, ne refuse pas ta tunique." Nous avons là l'amour
oblatif dans son sens le plus radical : l'amour des ennemis.
Par ailleurs, dans Matthieu (18,15-17), Jésus parle de correction fraternelle
: d'abord reprendre le fautif seul à seul. Si cela ne marche pas, faire appel
à quelques personnes de confiance; enfin, si l'autre ne s'amende pas, le dire
à la communauté ... Mais la réponse pour vous, c'est dans votre coeur que vous
allez la trouver, là où Dieu habite en permanence.
Jean-Pierre Audet a écrit le 17/11/2004 :
Merci, Claire, de me pousser à devenir plus clair et plus concret.
D'abord votre question : le petit reste.
Avant l'arrestation de Jésus, il y avait eu l'entrée triomphale Jérusalem.
L'enthousiasme du peuple était son comble, et plusieurs imaginaient déjà Jésus
devenu roi d'Israël, capable de chasser les Romains de la Palestine. Après la
passion et la mort de leur idole, la plupart s'en sont désintéressés. Quant aux
onze apôtres - ceux que j'appelle le petit reste et qui avaient été les compagnons
de Jésus - , l'évangliste Marc (15, 9-14) les décrit comme incrédules devant
les révélations faites par les femmes et par les disciples d'Emmaüs au sujet
de la résurrection de Jsus. "Il leur reprocha leur incrédulité et
leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l'avaient vu ressuscité."
Quant votre à "problème concret" au sujet du journal,
permettez-moi d'y réfléchir et d'essayer, oui essayer de vous répondre demain
: "Que
ferait jésus à votre place?"
Claire T.-B. a écrit le 17/11/2004 :
M. Audet, votre texte et vos commentaires me rejoignent grandement. J'aurais
une question et un problème concret vous à soumettre.
La question : dans le chapitre sur l'amour amitié, vous écrivez : "les
peurs du petit reste confiné à résidence après la
mort de Jésus..." Que voulez-vous dire par là?
Le problème concret : J'habite un gros building à Montréal. Tous les matins
le journal est déposé à ma porte. Mais quelqu'un s'en empare avant moi et vient
le redéposer à différentes heures de la journée sans s'identifier. Dites-moi,
M. Audet, qu'est-ce que Jésus ferait à ma place, supposer que je retrace celui
ou celle qui me joue ce tour pas très jojo? Je vous remercie.
Jean-Pierre Audet (l'auteur de cette réflexion sur Aimer...) a écrit
le 17/11/2004 :
Merci, Alice, pour ce commentaire des plus touchants. Le Notre Père, quelle belle
prière!
Quand j'ai enfin compris l'Évangile pour de bon, j'avais passé soixante années
de ma vie sans arriver pardonner un homme qui m'avait maltraité dans mon enfance.
Ayant alors pardonné du fond du cœur, je n'ai pas senti le besoin
de le faire savoir à la personne concernée, tant convaincu qu'un tel dévoilement
de ma longue rancune pourrait lui causer plus de mal que de bien, étant donné
son grand âge. Mais depuis ce pardon cordial, je me réjouis de ses joies et m'attriste
de ses tristesses. Je sais maintenant que, comme Reza, non seulement je lui pardonne,
mais aussi je l'aime. Et c'est en Jésus que j'y arrive!
Alice D. a écrit le 17/11/2004 :
Concernant le pardon, j'abonde dans le sens de Jean-Pierre Audet. À la télévision,
le photographe iranien Reza m'a beaucoup mue par sa force d'âme et son humilité.
Emprisonné durant trois ans et torturé jour et nuit pendant cinq mois, et finalement
relâché, c'est avec respect et sobriété qu'il a laissé entrevoir cet épisode
effroyable de sa vie dans les années 1970. Après la révolution en Iran, c'est
au hasard de son travail de photographe qu'il s'est retrouvé un jour face à
l'un de ses bourreaux, auquel il a tendu la main. Pour Reza, avec la liberté
et la justice, le pardon (forme suprême de la générosité, selon moi) fait partie
des valeurs humaines. Cet homme exceptionnel croit au devenir meilleur du genre
humain. Pour ma part, je crois que tant qu'il y aura des êtres capables de
pardon total, tous les espoirs sont permis.
L'enseignement de Jésus reste infaillible : Aimez-vous les uns les autres;
tout comme l'amour est contenu dans la prière au Père : Pardonne-nous nos offenses
comme nous aussi nous pardonnons ceux qui nous ont offensés... Attitudes généreuses
et difficiles à la fois, mais essentielles à atteindre, me semble-t-il, pour
vivre en paix avec soi et avec les êtres qui nous sont proches.
Jean-Pierre Audet a écrit le 14/11/2004 :
Oui, le don de soi, c'est aussi, à la suite de Jésus, la réalisation de soi.
Le pardon en fait partie. Celui accord à son tortionnaire par le photographe
iranien Reza en est un bel exemple. Ce grand photographe est même allé jusqu'à
offrir son aide à son ancien bourreau devenu victime du régime iranien. Nous
avons là l'esprit évanglique à son meilleur. Nous pouvons garder et répandre
l'espérance que l'être humain est encore capable du meilleur.
Robert M. a écrit le 14/11/2004 :
Le psychiatre autrichien Victor Frankl qui a survécu aux camps de concentration
nazis disait que pour survivre dans un univers froid et indifférent, il faut
trouver un sens son existence. Son conseil dans les situations de désespoir
était de ne pas demander à la vie ce qu'elle peut faire pour nous, mais de
toujours se demander ce que l'on peut faire pour elle.
Pour sa part, Mère Teresa disait : "Ne cherchez pas des actions spectaculaires.
Ce qui est important, c'est que vous donniez de vous-même".
Et enfin, le psychologue Abraham Maslow affirmait que : "La meilleure manière
de devenir un meilleur serviteur des autres est de devenir soi-même une meilleure
personne. Mais, pour devenir une meilleure personne, il est nécessaire de servir
les autres. Il est donc possible, obligatoire même, de faire les deux simultanment".
"Le bonheur", "l'humanisation" et le "sens la vie" semblent bel et bien passer par le don de soi!
Jean-Pierre Audet a écrit le 13/11/2004 :
Robert vient de donner une richesse nouvelle à cette réflexion sur l'amour.
Ce que Zundel appelle le corps mystique du Christ, c'est justement cet amour
donné et partagé. Il va même jusqu'à en faire notre pain de vie, notre Eucharistie
de tous les jours. Et comme Jésus nous a dit qu'Il était le pain de vie descendu
du ciel, l'amour que nous avons les uns pour les autres c'est Jésus lui-même,
non seulement présent en chacun et chacune de nous, mais aussi dans la relation
même que nous entretenons les uns avec les autres.
Robert M. a écrit le 12/11/2004 :
Merci Jean-Pierre Audet pour cet excellent article. S'il me manque l'amour,
je ne suis rien (1 Co 13,2b) : c'est dire l'importance de ce
sujet, de ma vocation aimer.
À la naissance je suis un donné, car j'ai bel et bien tout
reçu .
Je suis appeller à opérer ce passage : du donné que je
suis au don
que je deviens.
Il s'agit de devenir riche de ce que je donne.
Maurice Zundel aimait donner ce conseil d'amour et de sainteté :
à chaque jour, rendre une personne heureuse.
Jean-Pierre Audet (l'auteur de cette réflexion) a écrit
le 12/11/2004 :
Je veux bien briser la glace. Comme je suis à la retraite, il me fera grand
plaisir de réagir à tout commentaire - ou réflexion -, pourvu que ce soit sincère,
en lien avec le sujet traité et applicable dans la vie de tous les jours.
Que tous et toutes se sentent très libres, l'amour tant prouvé que recherché
étant notre guide principal... et le Christ notre Bien.
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