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André a écrit le 28/11/2004 :
J'étais réveillé cette nuit et je pensais à votre réponse : le passage du Dieu
de l'Ancien Testament qui intervenait pour secourir le pauvre, au Dieu de Jésus
Christ qui EST le pauvre. Comment une telle Révélation a-t-elle pu m'échapper
pendant tant d'années? Je me suis mis à genoux et j'ai prié. Merci, Jésus,
toi qui EST PRÉSENT dans celui que je regardais de haut! Et merci vous, M.
Audet, de m'avoir fait découvrir SA PRÉSENCE dans les plus humbles! Je sens
déjà moins le besoin de les changer. Et je me surprends vouloir les contempler...
MERCI
Jean-Pierre Audet a écrit le 24/11/2004 :
Cher André, vos interrogations manifestent votre sens de l'humanité. Mais il
est important de clarifier de quel Dieu nous parlons : celui de l'Ancien Testament,
ou celui de Jésus Christ?
Dans l'Ancien Testament, Yahvé intervenait - aimait-on penser, du moins jusqu'au
livre de Job -, contre les mchants, en faveur des justes.
Jésus Christ a tout fait basculer. Pour Lui, le Père fait briller son soleil
sur les méchants comme sur les bons. En s'incarnant, Il se fait pauvre et se
met complètement à notre merci. Et Il nous assure que la moindre action que nous
faisons en vue de soulager la souffrance du pauvre ou du petit - ce peut être
la simple pièce de la veuve, ou encore une écoute cordiale et non jugeante
-, c'est Lui-même que nous la faisons. Autrement dit, le pauvre que nous accueillons
ainsi, c'est Lui, Jésus.
De justicier qu'il était dans l'Ancien Testament, Dieu est devenu notre prochain,
notre frère, notre sœur, nous-même en somme. Si Jésus possède la
nature divine par nature, Il nous la communique par grâce. à méditer, n'est-ce
pas?
Andr a écrit le 23/11/2004 :
Je me permets d'insister. Comment témoigner de Jésus auprès des pauvres dans
la rue si on les laisse dans la misère? Et aussi parce qu'eux-mêmes se foutent
carrément de Dieu. Leur cœur est si rempli de révolte que je vois
mal comment leur dire que Dieu les aime. C'est pareil en Irak, en Afrique,
etc. Qu'est-ce que Dieu attend pour faire quelque chose, s'il est Amour comme
vous dites?
Jean-Pierre Audet a écrit le 22/11/2004 :
Bonjour André,
Vous avez l'humanité souffrante, cela se sent! Votre souffrance fait cependant
votre richesse, conservez-la! Mais dites-vous que l'échec du Christ n'est qu'apparent.
De même que le vôtre ou celui des humbles dont vous parlez.
Ne croyez-vous pas que Jésus est ressuscité? Et nous tous avec Lui? Surtout les
assoiffés de justice. Même les orgueilleux sont portés dans l'Amour du Ressuscité.
Leur seul problême est de n'en pas avoir encore conscience. Le Royaume est au
dedans de vous, répandez-en l'espérance!
André a écrit le 21/11/2004 :
Bonjour M. Audet. J'ai déjà écrit deux fois à la suite de votre autre texte : "Aimer,
chemin d'humanité."
Je viens de découvrir "L'humilité de Jésus..."
Ce texte me rejoint en même temps qu'il me trouble. À la fin du titre, je serais
porté à ajouter un mot. Cela donnerait : "L'humilité
de Jésus, chemin d'humanité déchue." Jésus lui-même
n'a-t-il pas abouti à l'échec? Et ne voit-on pas régulièrement l'échec de ceux
qui ont imité l'humilité de Jésus? Et les succès terrifiants des orgueilleux et
des dominateurs? Je n'ai pas besoin de donner des exemples, ils courent les rues
et les pays, non? Qu'en pensez-vous?
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