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Madeleine Delbrêl
Les grandes figures spirituelles

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Un témoin pour notre temps

Aimer l'Église. La rendre aimable et aimante.

VitrailMadeleine Delbrêl s’était fait des amis parmi les prêtres-ouvriers et les communistes. À cette époque, l’Église romaine condamnait le communisme et désapprouvait le mouvement des prêtres-ouvriers. Madeleine au lieu de se sentir révoltée et non comprise par l’Église affirmera qu’il faut continuer à la servir et à l’aimer.

Quel exemple pour nous qui, parfois, pouvons nous sentir heurtés par tel ou tel prise de position de l’Église ou du comportement de certains de ses membres.

« L’Église, il faut s’acharner à la rendre aimable. »
« L’Église, il faut s’acharner à la rendre aimante. »

(Jacques Loew, Idem, p. 103)

Madeleine Delbrêl...

  • Une femme, qui même dans la tourmente, a su rester fidèle à son Église.
  • Une femme d’une grande foi et aussi d’une grande espérance.

Lisons une des belles phrases qu’elle dit à propos de l’espérance :

« Les promesses de Dieu ne vacillent pas du fait des inconséquences, des inaptitudes, des aveuglements, des cruautés pratiques, car elles ne sont pas fondées sur ce que les hommes font ou ne font pas.

Les promesses de Dieu ne bronchent pas et elles restent à la discrétion de ceux qui espèrent en elles, d’un seul qui espérerait en elles, quels que soient les désastres » (Indivisible amour, Centurion, 1991, p. 69)

Et si ces personnes, c’étaient nous?

Madeleine Delbrêl, est donc une personne qui a su au cœur d’une vie bien remplie, allier prière et action.

Être le Christ, là où l’on est

Lire l’Évangile a été l’inspiration de toute sa vie.

Vous êtes la lumière du monde

evangile-et-peinture.org

Sa vie communautaire dans son groupe de « La Charité » lui a fourni le cadre pour vivre l’Évangile et son action de travailleuse sociale les mains pour faire advenir le Règne de Dieu.

Dans une lettre du 18 juin 1942, pour présenter son projet de vie, elle écrira ceci :

« Nous sommes douze en douze maisons. Le travail que nous faisons n’a pas grande importance en lui-même. Il nous sert de lieu de témoignage de l’Évangile, de terrain de rencontre avec notre prochain.

Ce prochain, nous essayons de l’aimer de toutes nos forces par le service, la prière et la croix et, ainsi, d’essayer ou de le sanctifier ou de le sauver.

Nous voudrions reconstituer en plein XXe siècle une communauté chrétienne analogue aux chrétientés primitives, aussi simple, aussi ardente, aussi mêlée au monde.

Être le Christ, là où l’on est, pourrait formuler notre but. »

Une femme extraordinaire et très ordinaire à la fois. Une laïque qui peut nous inspirer et nous encourager à prier au cœur de l’action et à ne pas nous décourager de ne pas assez prier.

Pour aller plus loin

www.madeleine-delbrel.net

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