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Jean-Pierre Audet
20 janvier 2006
Aperçu
L’éloignement de Dieu et le retour dans sa miséricorde expriment, de manière neuve, les réalités du péché et de la conversion.
Le mot « péché » traîne avec lui, pour beaucoup de Québécois, une sorte de relent de vieilles peurs, de blocages et de condamnations de tout ce qui s'apparente à la vie! De nos jours, les gens se donnent souvent bien des raisons de décrocher de la religion. Et le vocabulaire religieux en est une des premières! Quand les gardiens de la Tradition nous répètent que le péché existe et qu'il ne faut pas avoir peur d'en parler, ils ont raison sur le fond. Mais la forme, hélas, ne rend plus service à la vérité.
De quoi est-il donc question? Tout simplement de notre éloignement passager de Dieu. En effet, ce sont les besoins et émotions de notre être corporel qui nous poussent parfois à nous éloigner de Dieu. Mais Dieu, Lui, ne s'éloigne jamais de nous. Dire que Dieu est Amour, c'est dire qu'Il ne nous laisse jamais tomber. Et quand l'Amour divin s'applique à notre retour vers Lui, le mot « Miséricorde » rend bien compte de cet Amour qui se fait alors accueil inconditionnel!
Pour rendre plus parlantes ces deux réalités que sont l'éloignement de Dieu et Sa Miséricorde infinie, j'ai choisi de faire appel à mon expérience personnelle d'éloignement et de retour à Dieu. C'est durant plus de trente ans que je me suis tenu loin de Dieu. Comment cela a-t-il pu m'arriver? J'avais déjà été tellement choyé par son Amour que j'ai d'ailleurs savouré jusqu'à l'âge de 26 ans. C'est alors que j'ai commencé à perdre la foi pour ne la retrouver qu'à l'âge de 63 ans. J'en ai maintenant 68. Cela fait donc cinq ans que Dieu m'a accueilli dans sa Miséricorde.
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