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La perle du Royaume
Le mystère de la Très Sainte Trinité

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Service catéchétique viatorien
4 août 2008

Aperçu
La foi en la Très Sainte Trinité est ce qui caractérise essentiellement le christianisme et qui fait de lui une réponse très profonde aux interrogations de notre intelligence et aux aspirations de notre cœur.

Nota Bene :
Cet article s’inspire à titre particulier de la pensée de Maurice Zundel, notamment : « Quel homme et quel Dieu », p. 72-80.

En quête d’une Valeur fondamentale

Pour peu que l’on s’observe, et ce, depuis notre petite enfance, nous remarquons en nous un narcissisme, c’est-à-dire une tendance à se fixer sur soi-même et à graviter autour de soi.

Comme le dit le psychiatre Angelo Hesnard, difficile d’échapper à notre besoin de se faire valoir (à ses yeux et aux yeux d’autrui) car il constitue notre instinct et notre désir le plus fondamental.

PerlePlus profondément, nous avons le pressentiment d’une Valeur absolue cachée en nous : nous ne savons pas vraiment où la situer, mais il suffit que quelqu’un nous humilie pour que tout à coup nous ayons le vif sentiment de notre valeur et de notre dignité.

Dans la foulée de notre aspiration à la grandeur, le danger consiste à se comparer aux autres et à chercher à prendre la première place. Pour cela, on cherche à construire notre propre image à l’instar d’une pyramide, où les autres seraient, explicitement ou subtilement, des subordonnés ou des admirateurs. Une image qui se construirait donc par le dehors, superficiellement, alors que la véritable grandeur se construit par le dedans (de l’intérieur).

À cette quête de grandeur, jamais assouvie, la révélation du mystère de la Très Sainte Trinité offre une lumière toute particulière : « Dieu est Amour » (1 Jn 4,16).

Dieu n’est pas seulement Amour par rapport à nous et à tout l’univers créé : Il l’est en soi, dans sa propre intimité, essentiellement, infiniment, éternellement.

L’amour n’est vraiment amour que dans la relation à un autre qui le constitue : pour pouvoir être charité, l’amour doit tendre vers un autre (…), dire que Dieu est Amour, c’est dire que son intimité comporte, ou plutôt est constituée par ce mouvement vers l’autre sans lequel il n’y a pas d’amour. C’est donc affirmer que Dieu trouve l’autre en soi, qu’il possède, par soi, tout ce que requiert la plénitude de l’amour qu’il est.

Ce qui est en cause ici, c’est la réalité d’un amour absolument indépendant de tout objet extérieur et donc contenu tout entier dans l’intimité divine, et qui, pour être lui-même, surgit éternellement dans cette relation à l’autre qui est l’essence de l’amour.

(Maurice Zundel, « Quel homme et quel Dieu », p. 73-34)

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