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Thérèse de l'Enfant-Jésus
Les grandes figures spirituelles

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Pierre Francœur, c.s.v.
3 mai 2007

Aperçu
Thérèse de l'Enfant-Jésus - Une grande « petite sainte ». Dans le cadre d'une série portant sur quelques-unes des grandes figures spirituelles.

Une intime avec Dieu

Thérèse de l'Enfant-Jésus (1873-1897) - Une grande « petite sainte », canonisée le 17 mai 1925 par Pie IX.

Ses origines

Thérèse de l'Enfant-JésusThérèse Martin est née à Alençon en Normandie. Vers l’âge de cinq ans, sa famille déménage à Lisieux où elle passera le reste de sa courte vie.

Son père, Louis Martin, est un horloger qui faisait partie de la petite bourgeoisie de l’époque. Sa femme, Zélie Guérin, lui donnera cinq filles et toutes deviendront religieuses! Elle mourra lorsque Thérèse aura quatre ans seulement. Toute sa vie Thérèse souffrira de ce deuil.

Une famille pieuse et des parents plus dignes du ciel que de la terre dira Thérèse.

Sa vocation

Très tôt, Thérèse se sentira aimée du Bon Dieu et voudra commencer à chanter les miséricordes du Seigneur (Ms. A, 2r). Lorsque Céline, sa sœur aînée et deuxième mère (elle la choisira en effet comme deuxième maman, après les funérailles de sa mère) va lui annoncer son départ pour la Carmel, Thérèse sentira aussi l’appel du Seigneur pour elle-même :

Je sentis que le Carmel était le désert où le Bon Dieu voulait que j’aille aussi me cacher… (Ms. A, 25).

Ainsi donc Thérèse entrera au Carmel de Lisieux en 1888, à l’âge de 15 ans! Elle y restera 9 ans et s’éteindra à l’âge de 24 ans. Une courte vie mais remplie de l’amour de Dieu.

La voie de l'enfance spirituelle

Beaucoup de gens vivent de l’amour de Dieu, mais certaines personnes ont le génie de l’exprimer dans des mots et dans des images. Ainsi en est de Thérèse.

Mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie nouvelle (Ms. C, 2).

Ce sera la voie de l’enfance spirituelle, c’est-à-dire la voie de la confiance et de l’abandon. Une manière unique de dévoiler que, pour trouver Dieu, il faut simplement lui faire confiance; comme un enfant fait confiance à son père de façon absolue et sans condition! Elle dévoile ainsi un aspect de l’amour de Dieu et le dit pour la première fois de cette manière contribuant ainsi à enrichir la spiritualité chrétienne dans son ensemble.

Elle comprendra aussi que « pour aller au ciel », il doit y avoir un moyen moins compliqué que le rude escalier de la perfection… qu’elle ne se sent pas capable de monter. Ayant vu des ascenseurs lors d’un voyage à Rome, avec son père, en 1886, elle dira qu’il doit bien y avoir un ascenseur pour aller au ciel!

L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus! (Ms. C, 2). Elle doit donc devenir petite et l’être de plus en plus pour que Jésus la prenne dans ses bras et la monte au Ciel! Thérèse montre donc que le Ciel n’est pas un « lieu » que l’on atteint par nos efforts ou nos propres moyens mais bien un « lieu » où Jésus nous amène si nous le laissons agir!

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