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Jean-Pierre Audet a écrit le 26/2/2005 :
Bonjour Sylvie, bienvenue sur cette page interactive!
Tu aimes Jésus, mais Dieu son père, dis-tu, tu ne sais pas... Dans
notre enfance, on nous a tellement parlé d'un juge impitoyable! Quand je suis
revenu à Dieu, j'ai tout recommencé à neuf, et ce que je sais de Dieu me vient
de Jésus. "Le père et moi sommes un",
dit Jésus (Jean 10,30). Et ceci : "Comme le père en effet
ressuscite les morts et les rend à la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il
veut. Car le père ne juge personne : tout le jugement, il l'a remis au
Fils..." (Jean
5, 21-22) Et ceci encore : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et
mon père l'aimera et nous viendrons lui, et nous ferons chez lui notre
demeure." (Jean
14, 23)
Si le père fait un avec Jésus, c'est donc qu'Il est, comme Jésus
que tu aimes, tout Amour, toute Tendresse, tout Don, toute Miséricorde : le père
de l'enfant prodigue, Celui qui ne juge pas la femme adultère, le berger qui
court après la brebis perdue, non pas pour la gronder, mais pour la porter sur
son cœur jusqu'à la sécurité de la bergerie. Tel est Jésus,
tel est donc aussi le père.
Nous avons là le message central de tout le Nouveau Testament : Jésus
est en son père, et nous en Lui, et Lui en nous. Que pourrait-il nous
arriver de mal?
Sylvie a écrit le 25/2/2005 :
Sache que je suis d'accord avec toi et ce Romain Gary ... J'aime Jésus,
je l'ai toujours aimé. Petite fille, même si je ne saisissais pas toute l'ampleur
de cet HOMME, il me semble que son unique message d'AMOUR soit devenu ma seule
motivation et ma seule raison valable d'exister. Tu sais, quand j'en arrache
vraiment trop lorsqu'on me blesse vraiment trop... eh bien, je n'ai qu'à penser
tout ce qu'on LUI a fait subir, et je me sors de mes grosses peines. Pour ce
qui est de DIEU son père, je ne sais pas, il me manque... je ne sais
trop quoi ... mais j'y arrive pas ....
Jean-Pierre Audet a écrit le 24/2/2005 :
Si monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Jésus, lui, faisait
de la Vie bien arrimé l'esprit maternel de son père.
L'écrivain deux fois prix Goncourt, Romain Gary, dans La nuit sera calme (p.230),
dit de Jésus ceci : "J'aime cet homme. C'était la première
fois qu'un homme avait parlé au féminin, avec amour, tendresse et pitié. C'était
le premier balbutiement de féminité, la première protestation
contre le règne de la dureté, la première tentative de douceur
et de faiblesse. Et qu'est que les "machos" en ont fait? Un bain de
sang. C'était la première fois dans l'histoire de l'occident, qu'un
homme avait parlé comme s'il y avait maternité. La voix du Christ était une voix
féminine."
Voilà, Alice, ce que je pense moi-mëme de Jésus. Il est souplesse
comme la Vie, et non rigidité comme la Mort! C'est pourquoi vous Lui ressemblez.
Alice D. a écrit le 23/2/2005 :
Jean-Pierre,
Tel monsieur Jourdain, personnage de Molière qui faisait de la prose sans le
savoir, je ne me savais pas semeuse d'amour selon l'esprit de Jésus, comme
vous me définissez. En évoquant le Dieu Amour, j'avais en tête l'amour inconditionnel
des parents envers leurs enfants et petits-enfants et le même que j'attendais
d'un Dieu Parfait à l'égard de ses créatures imparfaites. Loin du Dieu-père
autoritaire, punitif, comptable de chacune de nos pensées et de chacun de nos
gestes et décideur de l'heure de notre mort (Il allait nous surprendre
comme un voleur), ainsi que nous enseignait l'Église en poussant sur la crainte
de Dieu. Une pédagogie dominatrice et infantilisante heureusement révolue dans
notre société qui a rejeté ce joug néfaste. Développer une conscience personnelle
et claire, spirituelle et pas forcément religieuse, non dogmatique mais ouverte,
invite davantage, me semble-t-il, les êtres humains à la responsabilité de leur
choix de vie et un devenir collectif meilleur. Qu'en pensez-vous ?
Jean-Pierre Audet a écrit le 21/2/2005 :
Si je comprends bien, Alice, vous considérez Jésus d'abord comme
un humain exemplaire. Si déjà nous pouvions appliquer humainement ce que nous
ont enseigné son exemple et ses paraboles, l'humanité serait meilleure. Ce contre
quoi vous en avez surtout, c'est l'utilisation du nom même de Dieu pour exploiter
et dominer les plus faibles, que ce soient des individus ou des peuples. Autrement
dit, les "Mon Dieu est plus fort que le tien!" n'ont pas votre approbation.
Et je vous comprends. La force du Dieu de Jésus Christ réside dans
la faiblesse même de cet homme doux et humble de coeur, pas dans sa domination!
Alice D. a écrit le 20/2/2005 :
Jean-Pierre,
Vous m'entraînez dans un débat spirituel bien imprévu. Pour moi les choses
sont fort simples vis-à-vis de Dieu (une abstraction avec un visage et des comportements
à caractère humain imaginés par des humains) et du Christ.
Peu importe notre croyance ou pas en Dieu, que Jésus
soit son fils ou pas, cela ne change rien la réalité d'un homme pour qui l'amour
du prochain faisait loi première. De toute évidence, je préfère l'image
de Jésus à celle de Dieu dont abusent encore de nos jours ceux qui s'en
servent pour asseoir leur pouvoir et justifier les guerres. Mais sur Terre, que
sont les siècles et les millénaires dans le temps? L'évolution est une longue
histoire; les êtres humains qui tendent vers la perfection (ou la sainteté)
ne sont pas au bout de leur peine.
Jean-Pierre Audet a écrit le 20/2/2005 :
Merci Alice pour ces précisions stimulantes!
Vous réalisez dans votre vie ce que l'on trouve chez Jésus et dans
mon texte : "Une
seule réponse est possible et elle est très simple : garder
son cœur
ouvert au mystère et aimer toujours davantage. Tel est le message de Jésus.
Et c'est autant par sa vie que par sa mort qu'il en a rendu témoignage."
Vous connaissant depuis une trentaine d'années, je constate que votre vie même
est un témoignage l'Amour. Oui, aimer toujours davantage, c'est ce que vous
avez réalisé. Et c'est ainsi que vous avez répandu l'esprit de Jésus
confirmé par sa vie et sa mort. Oui le monde va mal plusieurs égards. Mais l'Amour
y est l'œuvre,
les signes en sont nombreux dès que l'on ouvre "les yeux du coeur"!
Alice D. a écrit le 19/2/2005 :
Voici ma réaction M.
Audet que j'ai déjà eu comme professeur.
Voilà : mon mari a plus de 80 ans et moi plus de 70. Nous avons sept
enfants et de nombreux petits-enfants. Nous les aimons tous infiniment. Je peux
donc comprendre à quel
point un Dieu Amour - maternel même - peut porter dans son cœur toutes
les créatures issues de son Verbe. Cette soif de vivre qui nous habite est donc
elle aussi issue de l'Amour divin. J'avoue que tous ceux qui s'attaquent férocement
à la vie des autres me posent quand même question sur l'action véritable de Dieu
dans le monde actuel. Qu'en pensez-vous?
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