| Page 2 de 2 |
Versions : standard | imprimable
Vous désirez partager avec les internautes vos commentaires (réflexion, suggestion, question...) à propos de cet article? L'auteur de l'article peut décider de répondre ou de réagir, à sa discrétion.
Veuillez noter que seuls les écrits conformes à l'étiquette du Net seront conservés. Merci!
N.B. Les commentaires les plus récents figurent en haut de page.
Christian a écrit le 18/5/2009 :
Bonjour,
Je découvre votre site en faisant des recherches sur les origines du christianisme. Et je suis heureux de tomber sur votre critique du livre de T. Harpur que je trouve assez convainquant, même s'il n'a pas une vocation principalement scientifique permet au moins d'ouvrir l'esprit à autre chose que le dogme officiel.
Sans partir dans une exègese qui ne mène souvent qu'à des contradictions entre expert, sans apporter réellement de vérité. Il est assez clair aujourd'hui historiquement que les plus anciens textes retrouvés sur le christianisme sont gnostiques, tel ceux de Qmram et Nah Hammadi, et les gnostiques se sentaient fortement reliés à la doctrine ésotérique égyptienne et aux écoles initiatiques.
La haine envers le monde païen démontre simplement le fait que le catholicisme romain a voulu masquer les éléments qu'il en a retiré. Allons plus loin encore, il est je pense important pour tout le monde de comprendre que la libération du Christ intérieur est ce qui existe de plus précieux dans la vie d'un être humain et que la soumission au dogme ne peut apporter cette joie infinie d'être unis au divin.
Il y a des remises en question qui sont saines, et la croyance n'est pas le savoir et le savoir ne peut être connaissance, Gnose. Pourquoi est-ce si difficile de percevoir qu'une croyance n'est pas libératrice, mais qu'elle nous éloigne de Dieu par une superposition de voiles entre lui et nous ?
Connaître le divin, c'est vivre le divin, c'est aimer le divin, libre, le coeur en paix, et si Jésus a existé, il oeuvrerait pour cela et rien d'autre ...
Fraternellement,
Un chrétien fier et heureux de l'être.
Christian.
Jean Pierre Tanguay a écrit le 1/4/2008 :
Vous noterez au passage, que le Christ est toujours un excellent vendeur, à ce titre et à défaut d'avoir un esprit scientifique qui s'attache au fait, ou encore un esprit critique qui aurait pu aider l'auteur à nous amener doucement dans sa visée post-apostolique, ce dernier nous aura plutôt donné un sombre aperçu de son esprit mercantile débridé. Peu d'éléments chocs, peu de vérité inébranlable, plutôt un ramassis de sensationnel et d'inédit qui s'adresse à un public très peu informé des croyances pré-judaique, En fait il faut le croire sur parole. Comme quoi le contenant dépasse le contenu. Ce n'est pas ces écrits qui vont élever le débat en un temps ou les prophètes se multiplient, et que les messages ne contiennent tout juste ce qu'il faut pour emplir les coffres. Quelle époque...
Claude Roy, c.s.v, a écrit le 27/1/2006 :
À M. André Lemaire dont le commentaire se trouve ci-dessous.
En réponse à votre demande, je vous signale 2 ressources qui, je l'espère, pourront vous aider :
Tout d'abord, sachez que d'autres personnes ont critiqué le livre "Le Christ païen" et son absence de fondements scientifiques. Ainsi, le bibliste André Myre dans la revue Relations de juin 2005 : http://www.revuerelations.qc.ca/relations/archives
/derniers_nos/701/couverture.htm (L'article lui-même ne semble pas en ligne mais vous pourrez trouver en bibliothèque publique un exemplaire de cette revue.)
De plus, je vous conseille le livre de Jacques Perrier, Jésus, paru aux Éditions Mame/Plon dans la collection "15 questions posées à l'Église" ; un de nos collaborateurs en a fait une recension louangeuse : http://www.catechese.viateurs.ca/documentation/coup-de-coeur/questions-eglise/version-standard/index.cfm
Ce livre a le mérite de mettre les pendules à l'heure concernant Jésus, le Christ.
Merci de visiter Catéchèse / Ressources et je demeure à votre disposition.
André Lemaire a écrit le 1/1/2006 :
Bonne Année à vous tous, 01/01/2006
Je viens de lire le livre de Tom Harpur et je
suis ébranlé dans mes convictions, dans ma foi.
Le doute s'est installé et je ne sais comment m'en départir.
Un coup de main serait apprécié.
Cela me permettrais de retrouver une certaine tranquillité d'esprit.
J'ai besoin d'un bon samaritain... André
Christine a écrit le 23/7/2005 :
Comme dans tous ces livres, il faut en prendre et en laisser. Par contre, il faut prendre ce que l'on trouve bien pour chacun de nous, toutefois, il ne faut pas nier l'existance du Christ, car même scientifiquement il a été prouver.
Pour ma part, je prends ce qui fait mon affaire, je crois que chaque être humain à une force intérieure, qui ne peut que donner du bien à son prochain, ce livre ne peut m'enlever ma foi, mais le monde d'aujourd'hui cherche à comprendre et surtout ne plus être dans l'ignorance, ce qu'a fait l'Église trop longtemps.
Les gens se cherchent, ils ont besoin d'appui, je crois que l'Église ne s'y prend pas bien, et ce n'ai pas notre nouveau pape qui fera avancer les choses.
Philip a écrit le 5/7/2005 :
Christ « païen » et "vérités" des Évangiles
En premier lieu, merci pour votre article éclairant au ton mesuré. Le livre de Tom Harpur fait l'objet d'un petit débat sur un site que je fréquente souvent : libres paroles un synode sur les parvis. Voici ce que j'y ai écrit au sujet de Jésus le Christ : " (...)J'aurais tendance à préférer les interrogations aux réponses dogmatiques. Le doute est toujours salutaire. Pourtant, grande est la tentation de se mettre bien au chaud dans un système de croyances, quel qu'il soit. Je ne suis pas choqué par l'hypothèse - qui en vaut bien d'autres - que le Christ dit "historique" pourrait être l'invention - au sens du trésor trouvé ou d'une découverte inspirée - d'une lente maturation des messianismes juifs aux contacts d'influences extérieures diverses ( le monde grec, le zoroastrisme et pourquoi pas le bouddhisme ?) C'est vrai que l'articulation du Jésus des Evangiles si "charnel", parfois même sensuel avec le Christ de la foi, figure divine, si numineuse et lointaine, relève presque de la mission impossible. Mais les Évangélistes de tous poils ont-ils voulu faire dans leurs récits oeuvre historique ? N'ont-ils pas entendu plutôt faire passer de manière charnelle - via un homme plus proche du commun des mortels que les figures héroïques des mythes païens et des figures tutélaires d'Israël - le message libérateur de la Bonne Nouvelle : " Le Salut/Royaume est déjà en vous. Vous n'avez rien à faire pour le mériter. Même un tout petit enfant peut y accéder ! Il vous suffit de simplement vous ouvrir à Lui." Cela est déroutant de simplicité et ce message est exposé de multiples manières dans les Evangiles. Le plus compliqué c'est de maintenir au quotidien cette ouverture. Pour avancer il est légitime de s'appuyer sur la figure de Jésus le Christ. Cependant il arrive un moment où l'arbre aussi magnifique soit-il ne doit pas faire obstacle à la contemplation de la forêt. Jésus s'est présenté comme un chemin, une porte menant au Royaume. Une porte a pour vocation d'être franchie, un chemin de mener vers une destination. Jésus ne nous invite-t-il pas à prendre congé de lui pour avancer, à ne pas s'arrêter à sa figure pour de ne pas rompre le dynamisme de l'éveil spirituel ? Certains penseurs bouddhistes invitent les pratiquants à "tuer" le Bouddha "historique" ou "cosmique" pour aller toujours plus de l'avant. Le Bouddha lui-même a invité ses disciples à dépasser son enseignement (parabole du radeau.) Un christianisme vivant doit, par un effort de chaque chrétien, dépasser la figure christique de Jésus pour reprendre un nouveau souffle (...)"
Je crois que vous m'avez évité un achat onéreux et inutile. Par contre si vous avez quelques ouvrages à me conseiller (en Français surtout) sur les rapports entre le christianisme naissant et les cultes à mystère, je suis preneur. Il ne faut pas être un exégète chevronné pour comprendre que la Palestine du temps de Jésus était ouverte aux influences étrangères, en particulier hellènes. Si nous voulons bien prendre un peu de hauteur, je crois que les Evangiles n'ont pas pour vocation première de relater des faits historiques. Ils sont le mélange savant de deux principaux styles littéraires : la narration et le recueil de paroles attribuées à Jésus (dit ou logions.) La narration conte les actes de Jésus de sa naissance à son Ascension. Les dits de Jésus prenant la forme de paraboles ou d'apophtegmes constituent pour l'essentiel son enseignement. Il est évident que la "vérité" historique de Jésus, si nous pouvions la reconstituer dans toute sa simplicité pourrait nous paraître bien édulcorée en comparaison du récit évangélique que nous connaissons. De l'Annonciation à l'Ascension, nous sommes invités par ces récits inspirés à suivre un véritable itinéraire initiatique, via l'imagination créatrice. Nous sommes Marie, jeune femme s'ouvrant au Verbe fécondant. Nous sommes l'Enfant divin, "Puer Aeternus", promesse du renouveau dans notre existence etc. Nous avons une vie entière pour méditer ces récits et ces paroles, pour ameublir la terre (adama) de notre être tout entier afin que la semence de la Parole fécondatrice fasse de nous un être nouveau, "né une deuxième fois", "ressuscité ici et maintenant pour toujours". Nous n'avons pas besoin de descendre dans une crypte pour y subir un rituel initiatique. L'échelle de Jacob est en nous et chaque mot des Evangiles est un barreau nous permettant d'établir une connexion vivifiante entre notre terre et notre ciel.
Cordialement. Philip : un ami protestant de Normandie.
Léonard Audet a écrit le 28/6/2005 :
Un mot à l'intention de Daniel.
Il y a beaucoup d'historiens sérieux qui font des recherches importantes pour
déceler les faits historiques qui sont à la base des Évangiles. Ces chercheurs,
exégètes et historiens, appartiennent à différentes religions: catholiques, anglicans,
protestants, orthodoxes, juifs. Certains sont même non croyants. Tous ces chercheurs
découvrent un important filon historique à la base des récits catéchétiques que
sont les quatre Évangiles. Je vous réfère à des auteurs comme R.E Brown, "Que
sait-on du Nouveau Testament", Bayard 2000, 921 p.,(volume spécialisé) ou
encore Jean-Pierre Lemonon, "Les débuts du christianisme...", Les Éditions
des Ateliers, 2003, 200 p., (volume plus vulgarisé) et enfin P. Grelot, "Les Évangiles,
origine, date et historicité", Cahier Évangile 45, 1983.
Daniel a écrit le 26/6/2005 :
Bonjour!
J'ai lu avec intérêt le livre de Tom Harpur. J'espère sincèrement que ce qu'il dit n'est pas vrai car il aurait un impact dévastateur sur mes croyances.
Toutefois, j'aimerais vraiment connaître la vérité dans tout cela! Est-ce que Jésus a existé? Est-ce que les Évangiles sont des récits *historiques* de sa vie, ou a-t-on plutôt privilégié le côté "Marketing" de ce dernier (i.e. exagérer ou inventer des choses)? Pourquoi n'y a t-il pas des historiens sérieux pour vraiment aller chercher la vérité?
Merci et félicitations pour votre site web!
Daniel
Jacqueline T. a écrit le 1/5/2005 :
Quand on regarde juste un côté de la médaille tout s'écroule il n'y a pas de
fruits. Pas de production. Ce livre active nos neurones trop longtemps enfermés,
crystalisés dans ce que je dirais un sens unique. Regardez la nature juste pour
vous donner un exemple, là nous sommes loin du monde scientifique matérialiste
qui en quelque sorte rejoint l'infiniment petit la science divine, cosmique,
invisible... Dans ce monde il y a toujours deux côtés n'est-ce pas?
Le blanc et le noir, l'homme et la femme, le chaud le froid, le positf et le
négatif, le dedans et le dehors, le soleil et la lune, la lumière et les ténèbres
et il y a aussi l'exotérique et l'ésotérique, et, je pourrais continuer éternellement
comme ça. Il faut voir les deux côtés pour comprendre toute l'ampleur
de la dimension humaine appelée à de grandes choses. Cette homme fait juste nous
mettre sur les rails comme Jean-Baptiste l'a fait selon le christianisme. Préparez-vous à vivre
ce chemin, cette vérité, et cette vie que, l'ÊTRE HUMAIN est multidimensionnel.
Les trois plus grandes religions nous ont maintenu dans l'ignorance de cette
fantastique aventure. L'heure est venue où la lumière descendra après avoir
traversée les grandes obscurités de ce monde. J'espère seulement une chose qu'il
ne se créera pas une autre religion ou secte avec ce livre-là. L'humilité s'impose.
Il faut avoir vécu cette dimension éternelle de l'homme pour dire voici le chemin.
Il ne faut pas dire, un côté est bon et l'autre on le rejette. S'il n'y a pas
un positif et un négatif dans l'électricité il n'y a pas de lumiere. Juste un
côté tout est stérile, vous me suivez? L'exemple le plus frappant que je pourrais apporter
c'est d'étudier le sigle de la médecine officielle qui représente un baton ailé et
de chaque côté un serpent, c'est l'équilibre parfait en l'homme. Le DEUX qui
fait UN. L'UNITÉ. Fini la division. Voilà pour mon opinion.
Richard langlois a écrit le 17/4/2005 :
James Frazier dans LE RAMEAU D'OR, Karl Gustav Jung dans L'HOMME ET SES SYMBOLES,
Joseph Campbell dans THE POWER OF MYTHS et de nombreux autres auteurs, tels René Guénon
et Gilbert Durand, ont écrit d'une façon plus sérieuse et plus respectueuse que
le pseudo-théologien Tom Harpur sur les influences des croyances et des mythes
de l'antiquité sur le christianisme. Aucun de ces auteurs célèbres se serait
abaissés à trouver un titre aussi ridicule et absurde que LE CHRIST PAÏEN :
un titre aussi idiot que dire « un chrétien athé » , un « Juif
nazi » ou un « libéral conservateur ». C'est le genre de bêtise verbale que seul
un cancre ignorant pourrait produire en essayant de jouer avec les mots pour
créer des analogies ou des métaphores, sans savoir ce qu'il fait et encore moins prendre
la peine de se relire ou essayer de se comprendre.
Seul une maison d'édition du Québec pouvait être assez naïve pour publier en
français, sans souci éditorialiste, éthique et professionnel un tel livre purement
polémique sur l'apologie du paganisme et le dénigrement étroit du christianisme.
Luc Bouchard a écrit le 11/4/2005 :
Merci de répondre au livre tellement décevant de Tom Harpur Le Christ Païen.
Ça n'a pas de sens d'écrire des livres pareils, de leur donner une pleine
page publicitaire dans la Presse dans la section Forum en ne mentionnant jamais
qu'il s'agit d'un Publi-reportage. Et en plus de constater que Renaud Bray lui
donne l'étiquette Coup de coeur alors que ce livre est sans plus de fondement
scientifique que le Code DaVinci. Ou en est la vérité des choses s'il ne s'agit
jamais de rien d'autre au fond que de nous vendre quelque chose dont nous n'avons
pas besoin! Cela frise la malhonnêteté. Vous êtes trop bon monsieur Audet d'accorder
un peu de sincérité à l'auteur de ce pétard mouillé.
Robert M a écrit le 10/4/2005 :
Croire versus savoir
Pour avoir déjà été professeur au secondaire, une des notions fondamentales enseignée aux élèves, c'est que, en ce qui concerne Jésus de Nazareth notamment, il y a des "notions" qui relèvent du "croire" et d'autres du "savoir" (entendu ici sur le plan scientifique).
Par exemple, le chrétien "croit" que "Jésus est ressuscité". Ce n'est pas une connaissance d'ordre scientifique. D'autre part, le chrétien comme tout autre personne "sait" que Jésus est né, a vécu et est mort cloué sur une croix. Au sens strict, il ne le croit pas, il le sait. Pourquoi? Parce qu'il existe des attestations d'ordre historique.
Pline le Jeune, Tacite, Suétone et Josèphe, loin d'être des sympatisants de Jésus de Nazareth, ne remettent pas pour autant en question son existence "bien réelle", bien au contraire.
Il existe des témoignages chrétiens (les Évangiles notamment) mais il existe aussi des attestations non-chrétiennes de la venue de Jésus de Nazareth (Pline le Jeune, Tacite, Suétone et Josèphe).
S'il fallait douter de l'existence de Jésus de Nazareth, il faudrait faire de même avec Platon, Socrate et bien d'autres. Bref, cet tout un pan d'histoire qui serait jeté à la poubelle. Faire ceci, ce n'est pas tellement sérieux. Parlez-en aux archéologues et aux historiens!
| Page 2 de 2 |