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Service catéchétique viatorien
5 septembre 2008
Aperçu
Jean-Yves Marchand propose une réflexion empreinte de lucidité et d'espérance pour l'Église au Québec. Il propose des pistes d'engagement pour une Église renouvelée.
Nota Bene :
Le présent article s'inspire à titre particulier de l'ouvrage « Christianisme et identité québécoise » de Jean-Yves Marchand, o.c.d., Bellarmin, 2008.
La ré-évangélisation du Québec ne saurait s'opérer par un retour au catholicisme d'antan. Une Église inédite est appelée à advenir. Cependant, un incontournable demeure : à l'instar des premiers chrétiens, le croyant est invité à centrer sa vie sur le seul essentiel qu'est Jésus-Christ.
Comme le disait saint Jean de la Croix,
Ne rien dire, ne rien faire, que le Christ ne puisse dire ou faire, s'il était dans l'état où je me trouve, s'il avait l'âge et la santé que j'ai.
Plus que jamais, nos contemporains recherchent des personnes vraies et enracinées :
Vous saurez l'interrogation que les incroyants posent aux chrétiens. Ils sont assez indifférents au contenu de nos réponses. Ce qu'ils essaient de percevoir c'est l'existence ou l'absence d'une relation à Dieu. Ils cherchent à voir si nous sommes « habités » par Dieu. S'ils ne trouvent qu'une doctrine, un système, des « principes », ils se détournent déçus, peut-être définitivement. Si au contraire un incroyant rencontre un chrétien chez qui il perçoit un mystère d'une autre Présence, la foi devient, pour lui, possible. (E. Joly, « Qu'est-ce que croire? », Fayard)
Ce sont les témoins, c'est-à-dire ceux qui cultivent une relation de proximité avec le Christ qui sont susceptibles d'éveiller les autres à la vie de foi : il importe d'apprendre à vivre à partir de son coeur profond, là où réside Dieu.
« La foi s'allume à la foi d'un autre comme un cierge à la flamme qui brûle déjà; et si c'est bien Dieu qui l'appelle et le fait croire en dernière analyse, il le traite comme un homme, c'est-à-dire comme un individu vivant en société et qui donc, normalement, doit s'éveiller et s'épanouir au contact d'autres hommes : il n'y a pas de pur individu, pas plus dans la vie de foi que dans la vie humaine en général. » (R. Aubert, « Le problème de l'acte de foi », Louvain, Nauwelaerts, p. 630)
« La connaissance de la révélation divine n'étant pas le résultat d'un don inné, mais d'un enseignement transmis au nom de Dieu. » (R. Aubert, op. cit., p. 456)
Nourrir sa vie de foi
Voici quelques pistes fondamentales que Jean-Yves Marchand aime à rappeler pour toute personne qui désire vivre de la vie du Ressuscité :
Mentionnons que la vie de foi est une relation de confiance personnelle, d'abord avec le Christ, mais aussi avec les autres chrétiens.
Quand on pense à Mère Teresa, Jean Vanier ou Père Emmet Johns pour ne citer que ceux-ci, on remarque qu'entre l'humanisme et le christianisme, la glace est mince, la frontière invisible. Pierre de Locht dans Chrétien aujourd'hui n'hésite pas à affirmer que la foi chrétienne est avant tout à propos de l'humain.
Pierre de Locht rappelle que l'attirance des disciples pour Jésus repose à titre particulier sur sa qualité humaine, son écoute, son accueil et le don de sa personne. C'est sur ce chemin d’humanité que surgit la question de la foi. Une authentique vie spirituelle est source d’humanisation.
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