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Pour un chrétien, être soi-même veut dire vivre sa foi de son mieux et oser dire ce qu'il pense lorsque l'occasion se présente.
Tous les membres sont, par leur vécu tout court, puis par leurs paroles et leurs initiatives, collaborateurs de la transmission de la foi. (Jean-Yves Marchand, « Christianisme et identité québécoise », Bellarmin, p. 66)
La formation se doit d'être plus que jamais être au premier plan de tout croyant. Au fait, une ignorance religieuse est souvent à déplorer chez les chrétiens eux-mêmes. Les catholiques notamment sont invités à avoir une connaissance suffisante de leur religion afin de pouvoir dire leur foi de manière crédible et ainsi entrer dans un véritable dialogue.
« Toute approche dialogale, catholique ou pas, suppose un accueil ouvert et un respect de l'interlocuteur ou de l'idée nouvelle, à toutes les étapes qui précèdent, accompagnent et suivent l'échange. (...) Mais cela ne signifie pas que, face à autrui, les catholiques québécois doivent faire fi de ce qu'ils sont, laisse tomber leurs propres opinions, n'oser affirmer que de vagues convictions susceptibles d'être acceptées par tous, encore moins approuver n'importe quoi. Un dialogueur vrai sait parfois exiger d'être écouté. Comme les autres, les catholiques ont une manière à eux de collaborer à la construction du mieux-être d'autrui, et c'est de promouvoir énergiquement leurs propres valeurs. (Jean-Yves Marchand, op.cit., p. 101)
Comme le dit Jean-Claude Guillebaud, il importe d'oser une réinterprétation créatrice des textes évangéliques. L'Évangile est un trésor qu'il s'agit de traduire dans les mots et les concepts d'aujourd'hui. C'est dans la reconquête d'un langage intelligible que se joue pour beaucoup l'avenir du christianisme.
Fort heureusement, l'Église est collaboratrice et non la première responsable de la transmission de la foi :
« Pour la transmission de la foi, paradoxalement, ni le messager ni le message (...) ne sont les agents principaux! » (Jean-Yves Marchand, op.cit., p. 64)
« La foi est et sera toujours d'abord suscitée par Quelqu'un d'invisible (...) qui a travaillé et travaille encore activement au coeur de chaque personne. » (Jean-Yves Marchand, op.cit., p. 65)
Ainsi, le chrétien a toutes les raisons d'être optimiste car Dieu est à l'oeuvre dans le coeur de tout être humain.
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